mardi 14 juillet 2009

De la nature du temps...

Je me suis demandé ce qu'il y avait de commun entre notre expérience subjective du temps, le temps de la relativité générale, et le temps de la mécanique quantique.

Le mot clef qui émerge de ma réflexion et le concept de "synchronisation".

L'idée est que :

- Le temps n'a pas de propriété absolue mais relative, fonction du contexte.

- Que plus un système est isolé plus il acquière un temps qui lui est spécifique, et désynchronisé par rapport à son environnement.

Exemple :

- D'un point de vue subjectif, lorsqu'on s'isole on perd la notion du temps conventionnel.

- Concentration intense .
- Isolement.
- Une personne isolée dans une grotte va perdre ses repères de temps.
- Un personne désocialisée va oublier de manger, parceque son temps propre est désynchronisé par rapport à la vie sociale.


Le temps subjectif dépend du contexte.

- Si on considère 2 galaxies proches mais de tailles différentes leur temps propre ne s'écoulera pas de la même manière.
- Idem pour le temps propre d'un trou noir.

Ici encore, le relatif isolement confère un temps dont les propriétés diffèrent.

- à L'échelle quantique : Une particule quantique suffisamment isolée acquière un temps flou, qui nous apparaît comme a-temporalité, ou non-localité, seulement perceptible en terme de densité de probabilité et cette propriété disparaît lorsque la particule est en présence d'un nombre suffisant d'autres particules ce qui provoque la décohérence, qui est en fait une diminution du nombre de dégrées de liberté....

L'idée très générale est qu'un système qui s'isole se différentie quand à ses propriétés.

C'est vrai pour un tas de choses en science, comme dans la vie sociale...

Exemple : Une cellule du corps qui s'isole, a un temps propre désynchronisé ce qui provoque un cancer.

En théorie de l'évolution : Un écosystème suffisamment isolé, va voir émerger de nouvelle espèces : Le mécanisme de la sélection naturelle va bifurquer selon un schéma différent.

Autre exemple :

Citation:
Les résultats des études faites à Me Gill suggèrent que les processus de la pensée dépendent dans une mesure étonnante des stimuli provenant du milieu. Lorsque ces stimuli sont vraiment réduits, la capacité de penser d'une façon logique s'altère très rapidement, le cerveau ne peut plus donner un sens correct à ce qui arrive et tente de compenser l'absence de stimulations externes par des stimuli autoproduits : les hallucinations.

Mon idée, est qu'au niveau quantique, les propriétés de non-localité et d'a-temporalité sont liées aux nombre de degrés de liberté d'une particule.

Hypothèse : Ce qui détermine notre base de temps au niveau physique est le champ gravitationnel.

Donc sous certaines conditions, les particules peuvent se découpler du champ gravitationnel local et acquérir des degrés de liberté supplémentaires, dont des propriétés de non-localité par rapport à l'observateur...

Le temps de la particule devient stochastique par rapport à l'observateur : d' où les propriétés de non-localité.
Je pense que nous pouvons illustrer la propriétés du temps relatives à la notion de "degrés de liberté" de la manière suivante :

Dans notre société actuelle tout se passe comme ci notre temps culturel devenait d'avantage "quantique", que classique.

Je précise ma pensée : Jadis les peuples avaient un rythme de vie fortement couplé au cycles des saisons.

La vie se déroulait au rythme des saisons, et les coutumes et cérémonies, marquaient les changements de saison.

Avec le développement des villes et des technologies, notre temps civilisationnel a acquis de nouveaux degrés de liberté par rapport aux rythmes naturels.

On mange des fraises en Décembre, on va bronzer en changeant d'hémisphère, on travaille à tout heure du jour et de la nuit...

Résultat : Des pathologies apparaissent dues à des découplages et des régimes stochastiques.

Les degrés supplémentaires de libertés peuvent être néfastes.

Anxiétés, Stress, cancers, etc...

Dans le domaine économique les différents types de désynchronisations provoquent les crises économiques :

Exemple : Cours boursiers découplés des réalités de terrains. (spéculation )

Creusement des inégalités ( Un excès de libertés mal géré provoque des inégalités (ruptures de symétrie ) )

Toute augmentation du nombre de de degrés de liberté, tout découplage, va engendrer une indétermination par rapport au couplage précédent , une relative instabilité.

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mercredi 25 mars 2009

Qu'est-ce que la conscience ?

Il me semble qu' une manière élégante de définir la conscience, et de la définir comme "composante fonctionnelle de la vie".
De ce point de vue, la compréhension de la nature de la conscience, ne peut se faire indépendamment de la compréhension de la vie.
Dans une perspective de modélisation systémique, nous pouvons considérer la vie, d'un point de vue :

1 - Ontologique/Matériel/Causale/Phénotypique/Structurale, en répondant à la question : Qu'est-ce que c'est ? ----> Corps ( Hardware ) -----> Opérationnel- Logistique

2 - Fonctionnel/Idéaliste/Intentionnel/Téléologique, en répondant à la question : Qu'est-ce que ça fait ? Pour quels projets ? Quelles intention ? ----> Conscience (Software) -----> Tactique

3 - Historique/Génétique/Évolutionniste : Comment cela évolue t-il dans le temps ? Quelles sont les différentes configurations possibles dans le temps . ----> (Orgware ) ----> Stratégique.

Cette manière d'aborder la vie et la conscience, permet de mettre en évidence, le fait que la conscience concerne tous les êtres vivants, de l'humain, au vers de terre, en passant par le brin d'herbe...car tout être peut-être analysé du triple point de vue :
matériel, fonctionnel, historique.



— quelque chose (n’importe quoi, présumé identifiable)
— qui dans quelque chose (environnement)
— pour quelque chose (finalité ou projet)
— fait quelque chose (activité = fonctionnement
— par quelque chose (structure = forme stable)
— qui se transforme dans le temps (évolution)

dimanche 15 mars 2009

Loi de Murphy :

Voilà une loi empirique qui nous dit, que lorsque pour la réalisation d'une action, il existe au moins 2 possibilités de modes opératoires, et que l'un de ces modes inadéquate, peut conduire à une anomalie, à une erreur humaine, voir à une catastrophe, alors tôt ou tard, il y aura quelqu'un pour se tromper, et réaliser cette action inadéquate. Ce principe fondamental pour la conception de dispositifs ergonomiques, permet d'éviter les erreurs liées au facteur humain.

Complexité : Loi de la variété requise de Rosh Ashby :

Il s'agit d'un principe utilisé en cybernétique et découvert par Rosh Ashby : Pour contrôler un automate pouvant manifester "n" états, il est nécessaire de disposer d'une complexité de contrôle égale ou supérieure à "n".

C'est un principe très important car il permet de se positionner face à la complexité, et fixe une condition nécessaire et suffisante à la réalisation du contrôle.

Cela peut s'appliquer, aux organisations, à la société : Si une organisation ou une société, ne possède pas suffisamment de ressources, de créativité, bref de variété, elle ne peut maîtriser son environnement changeant et risque l'effondrement à plus ou moins long terme. Amenant le système considéré à un niveau de complexité plus simple.

samedi 14 mars 2009

Sémantique générale.

La carte n'est pas le territoire...Cet aphorisme résume, l'idée principale de la sémantique générale d'Alfred Korzybski.
La sémantique générale, vise à déjouer nos processus inconscients d'identification, en modifiant la manière dont nous utilisons le langage.Un autre aphorisme exprime cette idée : "Quoique cela puisse être, cela n'est pas...".

Sémantique générale d'Alfred Korzybski.